Créer un plan de recrutement trimestriel, des objectifs à l'entonnoir
Découvrez comment créer un plan de recrutement trimestriel avec des objectifs clairs, des canaux, une capacité, un budget et un calcul d'entonnoir concret.

Privilégiez un plan trimestriel de douze semaines plutôt qu'un plan annuel pour garder le recrutement concret, mesurable et ajustable. En partant à rebours des embauches vers les entretiens et prises de contact hebdomadaires, vous transformez votre stratégie en un document de travail directement exploitable.
Créer un plan de recrutement fonctionne mieux quand vous le gardez court, concret et mesurable. Optez donc pour un seul trimestre. Traduisez vos objectifs de recrutement en offres d'emploi, entretiens, prospection, heures et budget. Précisez aussi, par groupe de postes, qui en est responsable et à quel moment vous ajustez le cap. Vous obtenez ainsi, en une heure environ, un premier document de travail pour les douze semaines à venir.
Cet article vous donne une méthode pratique pour identifier immédiatement ce qui doit être fait, ce qui est réaliste et où se situent les plus grands risques.
- Un plan de recrutement trimestriel est souvent plus utile qu'un plan annuel volumineux, car il permet d'ajuster le cap plus rapidement.
- Bien distinguer une stratégie, un plan et un plan de sourcing évite toute confusion sur les tâches, la responsabilité et les attentes.
- Avec six blocs fixes, vous obtenez une première version directement discutable avec les recruteurs et les hiring managers.
- En partant du nombre d'embauches visées pour remonter vers les entretiens et les premiers contacts, la planification devient bien plus concrète.
- Le pilotage hebdomadaire fonctionne mieux quand la capacité, le budget de recrutement et le choix des canaux sont fixés à l'avance.
Pourquoi créer un plan de recrutement par trimestre fonctionne mieux qu'un gros document annuel
Pour de nombreuses équipes, créer un plan de recrutement pour un trimestre est le chemin le plus rapide vers l'action. Douze semaines, c'est suffisamment long pour obtenir des résultats, mais assez court pour repérer les problèmes à temps. Votre plan reste ainsi exploitable lorsque les postes évoluent, que les priorités changent ou que les réponses se font moins nombreuses que prévu.
Un document annuel détaillé semble souvent logique, mais en recrutement, la réalité change vite. Un manager repousse une date de début, une cible rare répond moins bien que prévu, ou une nouvelle demande client passe soudain en priorité. C'est pourquoi un plan trimestriel est, dans bien des cas, plus efficace qu'un document large couvrant toute une année civile.
Qui vise trop grand formule souvent des objectifs généraux. On y lit par exemple que le flux de candidatures doit augmenter, sans préciser combien d'entretiens par semaine cela suppose, ni qui en suit l'avancement. Une période plus courte vous oblige à faire des choix. Vous traduisez ainsi un plan stratégique en actions concrètes pour les prochaines semaines.
Avant de créer votre plan de recrutement : la différence entre stratégie, plan et plan de sourcing
Qu'est-ce qu'une stratégie de recrutement ?
Une stratégie de recrutement porte sur des choix à long terme. Vous déterminez quelles cibles sont essentielles, quels canaux sont structurellement rentables et comment vous voulez être visible sur le marché. Qui s'attelle sérieusement à la définition d'une stratégie de recrutement regarde donc au-delà d'un simple poste ou d'un seul mois.
Qu'est-ce qu'un plan de recrutement ?
Un plan de recrutement traduit cette orientation stratégique en une période délimitée ; dans le cadre de cet article, il s'agit d'un trimestre. Vous y fixez les embauches nécessaires, les rôles prioritaires, le temps disponible et le budget alloué. Élaborer un plan de recrutement, c'est donc passer de l'orientation à l'exécution.
Qu'est-ce qu'un plan de sourcing ?
Un plan de sourcing est plus restreint et plus spécifique. Il se concentre souvent sur un seul poste, une campagne précise ou un seul groupe de postes. Élaborer un plan de sourcing fait donc généralement partie de votre plan trimestriel plus large. Pensez par exemple à une approche distincte pour les développeurs, les opérateurs ou les fonctions commerciales. Un modèle de plan de sourcing peut alors être utile lorsqu'une cible spécifique exige une approche différente.
Quand utiliser quel document ?
Utilisez une stratégie pour les choix à long terme, un plan trimestriel pour piloter les douze semaines à venir, et un plan de sourcing séparé lorsqu'une cible précise demande une attention particulière. Dans la pratique, ces termes se mélangent souvent, ce qui crée de la confusion sur les objectifs, la responsabilité et la planification. Déterminez donc au préalable quel document vous est réellement nécessaire.
Créer un plan de recrutement, bloc 1 : objectifs d'embauche, priorités et dates de démarrage
Quelles embauches doivent être finalisées ce trimestre ?
Commencez par le résultat final souhaité. Notez, par groupe de postes, combien de personnes doivent démarrer ce trimestre, ou combien de propositions doivent avoir été envoyées au plus tard. Tenez compte des délais réels. Un poste avec un long préavis exige en effet d'agir plus vite qu'un rôle simple à pourvoir.
Quels postes sont prioritaires ?
N'accordez pas la priorité maximale à tout. Déterminez quels rôles ont un impact direct sur le chiffre d'affaires, l'effectif, la livraison aux clients ou la charge de travail de l'équipe. Vous concentrez ainsi vos efforts au bon endroit. Une stratégie de sourcing solide commence par des choix tranchés sur ce qui doit vraiment se passer en premier.
Quelle est la date de démarrage limite par rôle ?
Remontez le calcul à partir de la date de démarrage souhaitée. Comptez le temps pour le sourcing, le premier contact, l'attente des réponses, les entretiens, l'envoi d'une proposition et le préavis. Vous voyez ainsi rapidement si votre planification est réaliste. C'est précisément à ce stade qu'un bon exemple de plan de recrutement s'avère utile, car il montre où un retard peut survenir et où vous devez peut-être commencer plus tôt.
Questions à traiter pour le bloc 1
- Quelles embauches doivent être finalisées ce trimestre, par groupe de postes ?
- Quels rôles sont prioritaires, et pourquoi ?
- Quelle est la date de démarrage limite par poste ?
- Quels postes reportons-nous au trimestre suivant ?
- À quel moment le premier candidat doit-il être approché ?
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Voir comment →Créer un plan de recrutement, bloc 2 : cible, rareté et accessibilité
Par groupe de postes : qui recherchez-vous exactement ?
Rendez la cible aussi concrète que possible. Décrivez quelle expérience est requise, dans quelle région vous cherchez et quelles exigences sont non négociables. Beaucoup d'équipes publient une offre d'emploi très large pour ensuite filtrer beaucoup plus strictement lors de la sélection. Cela ralentit tout le processus, car l'intake, le sourcing et la sélection doivent alors être constamment ajustés.
Cette cible est-elle rare ?
Toutes les cibles ne demandent pas la même approche. Une cible large exige souvent du rythme et une large portée, tandis qu'une cible rare demande une approche directe, un suivi soigné et généralement plus de temps par candidat. Cette évaluation est essentielle, car la rareté a des conséquences directes sur le volume nécessaire, la capacité et le choix des canaux.
Où cette cible est-elle la plus accessible ?
Déterminez l'endroit le plus logique pour établir le contact. Parfois, une publication d'offre classique fonctionne très bien, tandis que dans d'autres cas un programme de cooptation rapporte davantage ou le sourcing actif s'impose. Notez aussi à quels moments les candidats répondent le mieux et quel est le niveau de concurrence sur ce marché précis. Cela facilite ensuite grandement la justification de vos choix auprès des hiring managers et des clients.
Qu'est-ce que cela implique pour votre approche ?
Ce bloc n'a vraiment d'utilité que si l'analyse débouche directement sur l'action. Pour une cible rare, vous devez relancer plus vite et générer un volume plus élevé. La cible est-elle composée de candidats actifs ? Vous obtenez alors souvent des résultats plus rapides grâce à une bonne visibilité et un délai court. Ainsi, élaborer un plan de recrutement donne une direction pratique et immédiate à votre travail.
Questions à traiter pour le bloc 2
- Qui recherchons-nous exactement, par groupe de postes ?
- Quelles exigences sont fixes et lesquelles sont négociables ?
- Dans quelle mesure la cible souhaitée est-elle rare ?
- Où et comment cette cible est-elle la plus accessible ?
- Qu'est-ce que cela signifie pour le volume, la vitesse et le message clé ?
Créer un plan de recrutement, bloc 3 : canaux et approche par groupe de postes
Quand choisir les offres d'emploi, la cooptation, le sourcing ou l'approche directe ?
Le choix des canaux doit s'aligner parfaitement sur la cible et l'objectif final. Les offres d'emploi fonctionnent en général bien pour les candidats actifs, tandis que la cooptation est efficace si vous disposez d'un réseau interne solide. Le sourcing et l'approche directe s'avèrent souvent indispensables pour les postes rares ou lorsque la rapidité est requise. Fixez donc, par groupe de postes, le mix le mieux adapté au marché et au flux attendu.
Comment fixer l'objectif et le volume par canal ?
Ne notez pas seulement quel canal vous utilisez, mais aussi quelles sont les attentes concrètes. Pensez à un nombre précis de placements, de cooptations, de premiers contacts ou de réponses par semaine. Vous pourrez ainsi évaluer bien mieux, plus tard, ce qui fonctionne et où l'approche doit être ajustée.
Ce que l'approche directe sur LinkedIn exige dans la pratique
La prospection directe demande beaucoup de temps et nécessite de la structure. Vous constituez des listes, vérifiez des profils, rédigez des messages personnalisés et relancez rapidement les réponses. Il est donc judicieux de déterminer à l'avance combien d'approches sont nécessaires par semaine et qui s'en charge. Vous voulez voir comment l'approche directe sur LinkedIn est mise en place avec succès dans la pratique ? Vous y découvrirez immédiatement pourquoi cet élément précis doit figurer de façon aussi concrète dans votre plan.
Questions à traiter pour le bloc 3
- Quels canaux utilisons-nous par groupe de postes ?
- Quel est l'objectif visé par canal pour ce trimestre ?
- Quel volume hebdomadaire pensons-nous atteindre ?
- Quel message communiquons-nous par canal ?
- À quelle vitesse relançons-nous les réponses reçues ?
Créer un plan de recrutement, bloc 4 : capacité, responsabilité et répartition des heures
Qui est responsable par groupe de postes ou demande client ?
Un plan ne fonctionne de manière optimale que si quelqu'un porte la responsabilité de l'avancement. Cette personne n'a pas besoin de tout exécuter elle-même, mais elle garde une vue d'ensemble et ajuste le cap si nécessaire. Dans les grandes équipes et chez les cabinets de recrutement avec plusieurs niches, c'est d'autant plus important. Chaque marché a en effet son propre rythme, sa cible spécifique et sa propre charge de travail.
Combien d'heures sont réellement disponibles ?
Ne regardez pas uniquement les heures contractuelles. Déduisez le temps consacré aux réunions, aux intakes, à la coordination, aux congés et aux tâches imprévues. Ce qui reste, c'est le temps net que vous pouvez consacrer au sourcing, au suivi, à la sélection et au reporting. C'est précisément là que la planification de capacité en recrutement dérape souvent, car le quotidien est bien plus chargé que ce que laisse penser le tableur.
N'oubliez pas le sourcing, le suivi, la sélection et le reporting
Le recrutement va bien au-delà du simple contact avec les candidats. Vous avez aussi besoin de temps pour parcourir les briefings, planifier les entretiens, recueillir les retours et discuter de l'avancement. Réservez une place à part dans votre plan pour ce « travail invisible ». Vous évitez ainsi que la semaine paraisse réalisable sur le papier alors que l'agenda déborde déjà dans la réalité.
Un calcul de capacité simple, par semaine
Travaillez avec des blocs horaires fixes par semaine et associez à chaque bloc un nombre d'heures. Réservez par exemple des heures pour le sourcing, des heures pour l'approche directe, des heures pour le suivi et des heures pour la sélection finale. Comparez ensuite le temps nécessaire avec la disponibilité réelle par recruteur ou par équipe. Pour vous inspirer, vous pouvez consulter les résultats d'équipe mesurés dans ce cas concret. Utilisez toutefois ces résultats comme cadre de référence, et non comme norme contraignante pour n'importe quelle équipe.
Questions à traiter pour le bloc 4
- Qui est responsable par groupe de postes ou demande client ?
- Combien d'heures sont réellement disponibles chaque semaine ?
- Comment répartissons-nous le temps entre sourcing, approche, sélection et reporting ?
- Où se situent les plus grands risques en matière de capacité ?
- Quelles tâches supprimons-nous du plan si les heures s'avèrent insuffisantes ?
Bloc 5 pour élaborer un plan de recrutement : budget, outils et aide externe
Coûts internes
Établissez combien d'heures internes vous mobilisez et à quoi ce temps est précisément consacré. Cela aide à arbitrer entre gérer les tâches en interne, automatiser certains éléments ou faire appel temporairement à de l'aide supplémentaire. Il n'est pas nécessaire de tout calculer au centime près ; l'essentiel est d'éviter de sous-estimer structurellement les coûts et l'effort réel.
Budget média
Notez, par groupe de postes, le budget attendu pour les sites d'offres d'emploi, les campagnes de recrutement ou la visibilité payante. Regardez aussi à quel moment précis du trimestre cet investissement est nécessaire. Un poste principalement pourvu via le sourcing actif demande en effet une répartition budgétaire différente d'un rôle qui repose fortement sur un large flux via des annonces.
Outils
N'incluez dans votre plan que les logiciels qui contribuent directement à la recherche, à l'approche, au suivi ou au reporting. Les outils ne doivent pas former une liste isolée sans effet tangible sur l'exécution quotidienne. Si un outil précis fait gagner du temps ou améliore le pilotage, cela doit logiquement se refléter dans votre planification, la qualité ou la rapidité du processus.
Soutien externe
Dans certains cas, l'aide externe est indispensable, par exemple en cas de forte surcharge, de sourcing très spécialisé ou d'exécution large d'une campagne. Précisez alors à l'avance pour quoi vous mobilisez ces partenaires, quel est l'objectif visé et à quel moment vous évaluez la collaboration. Vous garantissez ainsi que l'aide externe reste une partie intégrée de votre plan, plutôt qu'une mesure de panique isolée.
Questions à traiter pour le bloc 5
- Quelles heures internes comptabilisons-nous ce trimestre ?
- Quel budget est disponible par groupe de postes ?
- De quels outils avons-nous besoin, et pourquoi précisément ceux-là ?
- Une aide externe est-elle nécessaire en cas de surcharge ou de rôles particulièrement rares ?
- À quel moment vérifions-nous que le budget et le résultat restent proportionnés ?
Bloc 6 pour élaborer un plan de recrutement : mesurer l'entonnoir et ajuster chaque semaine
Partez des embauches et remontez le calcul
Beaucoup d'équipes planifient nettement mieux dès qu'elles inversent le calcul et partent du nombre d'embauches souhaité. Vous regardez alors combien de propositions, d'entretiens, de réponses positives et de premiers contacts sont nécessaires pour y parvenir. Vous pouvez ainsi calculer l'entonnoir de recrutement avec des chiffres directement applicables à votre planification hebdomadaire.
Comment remonter des embauches vers les activités
Imaginez que vous ayez besoin de deux nouveaux collaborateurs ce trimestre pour un groupe de postes précis. Vos données historiques montrent qu'une proposition sur deux est acceptée, qu'un entretien sur trois débouche sur une proposition, qu'une réponse positive sur quatre mène à un entretien, et qu'un premier contact sur huit génère une réponse positive. Cela signifie que vous devez générer ce trimestre environ quatre propositions, douze entretiens, quarante-huit réponses positives et trois cent quatre-vingt-quatre premiers contacts.
Divisez ensuite ce total par douze semaines. Vous obtenez alors une moyenne de trente-deux premiers contacts par semaine. Vous vérifiez ensuite si ce volume est réalisable avec les heures dont vous disposez. En procédant ainsi, votre plan passe d'une liste d'hypothèses à un calcul concret et pratique.
Un scénario prudent, un scénario de base et un scénario ambitieux
Disposez-vous encore de peu de données historiques ? Travaillez alors avec trois scénarios différents. Dans un scénario prudent, vous partez d'une réponse et d'un taux de conversion plus faibles. Dans le scénario de base, vous retenez le résultat le plus probable, et dans le scénario ambitieux, vous comptez sur des chiffres très favorables. Vous voyez ainsi d'un coup d'œil quel volume, quel investissement en temps et quel budget correspondent à chaque scénario.
Si les données de votre équipe restent limitées, vous pouvez comparer par la suite les volumes prévus aux résultats réels grâce aux chiffres d'acceptation, de réponse et d'entonnoir. Les données prouvent surtout leur valeur lorsqu'elles débouchent réellement sur des décisions concernant les ajustements nécessaires du canal, du volume ou du suivi.
Contrôle hebdomadaire et recalibrage mensuel
Analysez chaque semaine le nombre d'approches, les réponses reçues, les entretiens menés et les points de blocage par groupe de postes. Posez-vous systématiquement les mêmes questions : sommes-nous dans les temps, où le processus cale-t-il, et que faisons-nous différemment cette semaine ? Prévoyez en plus un moment d'évaluation plus large chaque mois, afin de remplacer vos hypothèses initiales par des résultats concrets.
Questions à traiter pour le bloc 6
- Combien d'embauches voulons-nous réellement réaliser par groupe de postes ?
- Quels taux de conversion connaissons-nous déjà grâce à nos propres données ?
- Quels scénarios retenons-nous tant que les données manquent encore ?
- Combien de premiers contacts et d'entretiens sont nécessaires chaque semaine ?
- Qui est responsable de l'évaluation hebdomadaire des chiffres et des ajustements ?
Un exemple pour rendre ce plan trimestriel concret
Imaginez une équipe qui souhaite recruter, en un seul trimestre, à la fois un account manager et un recruteur. Le poste d'account manager est prioritaire, car la date de démarrage souhaitée est plus proche. Le recruteur peut commencer un peu plus tard. Pour trouver l'account manager, l'équipe opte pour un mix d'offre d'emploi classique, de cooptation et d'approche directe. Pour le recruteur, une combinaison d'offre d'emploi et de sourcing actif suffit.
Sur la base des résultats précédents, l'équipe s'attend à avoir besoin de davantage de premiers contacts pour l'account manager. Elle réserve donc des heures fixes pour le sourcing et un suivi rapide. Pour le poste de recruteur, elle mise en revanche sur davantage de réponses actives via l'offre publiée. Le temps nécessaire se déplace alors de la prospection vers la phase de sélection. Pour les deux parcours, il est fixé au préalable, de façon très claire, qui en est responsable, quel budget est mis à disposition et à quel moment le plan sera évalué.
Cet exemple de plan de recrutement illustre surtout l'importance d'une bonne structure. Les chiffres exacts varient en effet fortement selon l'équipe, la cible et le marché spécifique. C'est pourquoi une première version fonctionne mieux si elle reste claire et simple. Vous pourrez ensuite affiner facilement le plan au fil des semaines suivantes avec des données réelles et mesurées.
Erreurs fréquentes dans un plan trimestriel pratique
Trop de priorités en même temps
Un plan saturé de priorités absolues perd inévitablement son focus. Déterminez précisément ce qui doit vraiment se passer ce trimestre et osez mettre consciemment de côté le reste. L'exécution reste ainsi claire et vous augmentez nettement les chances que les embauches les plus importantes soient finalisées à temps.
Aucun responsable clairement désigné
Si personne n'a été désigné comme responsable final, l'avancement finit vite par se perdre entre le recruteur, le manager et le teamlead. Désignez donc toujours, par groupe de postes ou demande client, un responsable unique et clair, qui surveille attentivement l'avancement et prépare correctement les choix stratégiques.
Viser une cible irréaliste
Il arrive régulièrement qu'une demande de recherche soit tout simplement trop étroite pour le marché actuel. Le flux de candidatures reste alors insuffisant, quels que soient les efforts de l'équipe. Discutez donc dès le départ des exigences réellement indispensables et des marges de manœuvre possibles en matière d'expérience, de région ou de parcours.
Oublier le travail invisible
Beaucoup d'équipes planifient soigneusement leur prospection, mais oublient de réserver suffisamment de temps pour la sélection, la coordination interne et le reporting. La capacité disponible semble alors suffisante, alors que l'agenda se sature vite dans la réalité. Un plan réellement utilisable rend aussi ce travail invisible visible.
Bien mesurer, mais ne rien ajuster
Les chiffres n'ont de valeur que s'ils débouchent sur une action ciblée. Les réponses se font-elles rares ? Il faudra alors ajuster quelque chose dans votre cible, votre canal, votre volume ou votre message clé. C'est pourquoi l'ajustement actif doit rester un élément fixe et récurrent de la routine hebdomadaire.
Format à copier pour un trimestre
- Bloc 1 : objectifs d'embauche, priorités et dates de démarrage. Quelles embauches doivent être finalisées ce trimestre, quels rôles précis sont prioritaires, quelle est la date de démarrage limite par poste, et à quel moment la toute première approche doit-elle débuter ?
- Bloc 2 : cible, rareté et accessibilité. Qui recherchons-nous exactement, quelles exigences de poste sont absolument fixes, dans quelle mesure la cible visée est-elle rare, où cette cible est-elle la plus accessible, et qu'est-ce que cela signifie concrètement pour notre approche ?
- Bloc 3 : canaux et approche. Quels canaux de recrutement utilisons-nous par groupe de postes, quel est notre objectif principal par canal, quel volume voulons-nous atteindre chaque semaine, et qui rédige, approche et assure le suivi ?
- Bloc 4 : capacité, responsabilité et heures disponibles. Qui est le responsable désigné, combien d'heures sont réellement disponibles, comment répartissons-nous efficacement notre temps entre sourcing, approche, sélection et reporting, et où se situe le plus grand risque ?
- Bloc 5 : budget, outils et aide externe. Quel budget est disponible, quelles heures internes sont comptabilisées, quels outils utilisons-nous, et une aide externe est-elle nécessaire ? Si oui, pour quoi précisément ?
- Bloc 6 : entonnoir, mesure et ajustement hebdomadaire. Combien d'embauches visons-nous, avec quels taux de conversion, combien de premiers contacts, de réponses et d'entretiens sont nécessaires chaque semaine, à quel moment contrôlons-nous les chiffres, et qui décide des ajustements éventuels ?
Questions fréquentes
Une stratégie de recrutement porte sur des choix à long terme. Vous déterminez quelles cibles sont essentielles, quels canaux sont structurellement rentables et comment vous voulez être visible sur le marché. Qui s'attelle sérieusement à la définition d'une stratégie de recrutement regarde donc au-delà d'un simple poste ou d'un seul mois.
Un plan de recrutement traduit cette orientation stratégique en une période délimitée ; dans le cadre de cet article, il s'agit d'un trimestre. Vous y fixez les embauches nécessaires, les rôles prioritaires, le temps disponible et le budget alloué. Élaborer un plan de recrutement, c'est donc passer de l'orientation à l'exécution.
Un plan de sourcing est plus restreint et plus spécifique. Il se concentre souvent sur un seul poste, une campagne précise ou un seul groupe de postes. Élaborer un plan de sourcing fait donc généralement partie de votre plan trimestriel plus large. Pensez par exemple à une approche distincte pour les développeurs, les opérateurs ou les fonctions commerciales. Un modèle de plan de sourcing peut alors être utile lorsqu'une cible spécifique exige une approche différente.
Utilisez une stratégie pour les choix à long terme, un plan trimestriel pour piloter les douze semaines à venir, et un plan de sourcing séparé lorsqu'une cible précise demande une attention particulière. Dans la pratique, ces termes se mélangent souvent, ce qui crée de la confusion sur les objectifs, la responsabilité et la planification. Déterminez donc au préalable quel document vous est réellement nécessaire.
Commencez par le résultat final souhaité. Notez, par groupe de postes, combien de personnes doivent démarrer ce trimestre, ou combien de propositions doivent avoir été envoyées au plus tard. Tenez compte des délais réels. Un poste avec un long préavis exige en effet d'agir plus vite qu'un rôle simple à pourvoir.
N'accordez pas la priorité maximale à tout. Déterminez quels rôles ont un impact direct sur le chiffre d'affaires, l'effectif, la livraison aux clients ou la charge de travail de l'équipe. Vous concentrez ainsi vos efforts au bon endroit. Une stratégie de sourcing solide commence par des choix tranchés sur ce qui doit vraiment se passer en premier.
Remontez le calcul à partir de la date de démarrage souhaitée. Comptez le temps pour le sourcing, le premier contact, l'attente des réponses, les entretiens, l'envoi d'une proposition et le préavis. Vous voyez ainsi rapidement si votre planification est réaliste. C'est précisément à ce stade qu'un bon exemple de plan de recrutement s'avère utile, car il montre où un retard peut survenir et où vous devez peut-être commencer plus tôt.
Rendez la cible aussi concrète que possible. Décrivez quelle expérience est requise, dans quelle région vous cherchez et quelles exigences sont non négociables. Beaucoup d'équipes publient une offre d'emploi très large pour ensuite filtrer beaucoup plus strictement lors de la sélection. Cela ralentit tout le processus, car l'intake, le sourcing et la sélection doivent alors être constamment ajustés.
Toutes les cibles ne demandent pas la même approche. Une cible large exige souvent du rythme et une large portée, tandis qu'une cible rare demande une approche directe, un suivi soigné et généralement plus de temps par candidat. Cette évaluation est essentielle, car la rareté a des conséquences directes sur le volume nécessaire, la capacité et le choix des canaux.
Déterminez l'endroit le plus logique pour établir le contact. Parfois, une publication d'offre classique fonctionne très bien, tandis que dans d'autres cas un programme de cooptation rapporte davantage ou le sourcing actif s'impose. Notez aussi à quels moments les candidats répondent le mieux et quel est le niveau de concurrence sur ce marché précis. Cela facilite ensuite grandement la justification de vos choix auprès des hiring managers et des clients.
Un accompagnement pour votre propre plan trimestriel
Si vous constatez que remplir ce document est laborieux, ce n'est que rarement un manque d'effort, mais bien plus souvent un manque de clarté. Dans ce cas, il est utile d'examiner ensemble, avec un regard critique, le mix de postes, la taille de l'équipe, les heures disponibles et la méthode de mesure. Vous souhaitez discuter d'une question précise sur la capacité ou le calcul de l'entonnoir ? Vous pouvez alors soumettre votre question de capacité ou de mesure via ce lien, afin que nous puissions vous accompagner vers une première version exploitable pour votre prochain trimestre.
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